ce que veulent les femmes

"les femmes paraissent ne pas vouloir ce qu’elles désirent le plus"
je ne sais plus ni ce sue je veux ni ce que je désire.
je sais ce que je ne veux plus surtout :
ça passe par ce boulot de m*****; je n'en veux plus parce que ça ne passe plus : ces réflexions si laches et faciles qu'on nous adresse de loin, par téléphone et avec le plaisir évident de certains de nous humilier. Il arrive même que ces réflexions se fassent en direct via la hiérarchie. Il fut un temps où je faisais avec, mais là, sans doute à fleur de nerfs à cause de ma préménaupose, je crains de ne plus être à même de me retenir de dire ce que je pense, de leur façon de nous prendre la tête (ça n'a pas d'autres mots) pour que "eux" puissent un peu lâcher du mou, en prenant leur temps (de clients) alors qu'on leur précise que justement, beaucoup d'autres appels arrivent auxquels nous devons répondre aussi pour éviter de nouvelles remarques désobligeantes. Et pourtant je désire travailler, oui, mais pour gagner au minimum de quoi vivre décemment et ça n'est plus possible. J'ai pourtant un salaire de 1300 euros nets, mais aussi 1000 euros de charges fixes, et il resterait, 300 pour la bouffe, l'essence, les clopes (ah ça c'est mon luxe), le coiffeur (nécessaire au bout de plusieurs mois, le véto pour mes animaux et ça c'est reproduit avant mes vacances, me faire soigner (dentiste), quelques vêtements (j'en ai certains que je porte depuis plus de 6 ans et en tout assez peu pour les économiser en variant mes tenues à minima. il faudrait que je refasse la salle de bain, que je change la baignoire qui fuit régulièrement, qui a perdu bcp d'émail, qui est désoudée du mur, le carrelage à cet endroit étant tombé etc....ma salle de bain ne donne pas le moral du tout. Il faudrait aussi qu'avant l'hiver je trouve une solution pour soit faire réparer la chaudière ('mais on me demande la moitié de mon salaire) soit trouver un système de chauffage d'appoint car la chaudière ne tiendra pas pour le chauffage. En même temps, un chauffage d'appoint, m'obligera à revoir l'installation electrique qui merdoie depuis plusieurs semaines, (les plomps sautent régulièrement et je ne sais pas d'où sa vient. etc... sans parler des branches à tailler devant le grillage mais je n'ai plus de force physique non plus.....
ça passe aussi par les criquets , c'est comme ça que je les appelle, mon fils et sa chérie : je me sens agressée, litérallement, par l'immonde bordel qu'ils mettent dans leurs chambre (ils ont une chambre qui leur sert de salon et l'autre pour dormir. Il y aurait de gros travaux à faire, changer les sols, y compris et surtout dans ma chambre (la moquette est plus que cradingue et usée et je l'avais mis (bas de gamme) il y a plusieurs années déjà. pas les moyens de rajouter ce genre de dépense pour l'instant. Les criquets, enfin, surtout mon cher fils, ne m'aide en rien, laisser trainer ses fringues sales dans la salle de bain, ou dans le couloir ou par terre dans sa pièce. il m'a aussi cassé un volet rouant, pose de déchets sur le bord de sa fenêtre qu'il utilise comme sortie. il arrive même à mettre son bazar dehors, dans le jardin, ne passe jamais la tondeuse, ne sort jamais la poubelle, laisse ses motos pourrir le décor, et tout un tas de merdier qui ne le gene pas LUI . Sa chérie fait ce qu'elle peut au niveau du strict minimum vital de leurs sièges et de leur lit, mais ne parvient plus à gerer tout le linge tombé par terre, ou autre serviettes de bains oubliées négligemment etc.....En plus ils bouffent et fument dans leur pièce et la vaisselle traine souvent plusieurs jours, comme les mégots à même la table basse voire par terre. Ils laissent les portes ouvertes (portail, portes du buffet, porte du micro onde) leurs lumières ou leur télé allumée même s'ils sortent) tous ces petits riens finissent par me rendre chèvre et pourtant je suis loin d'être maniaque.
Ils me débectent et quand je gueule, c'est moi l'emmerdeuse, ou bien la réponse est "oui", sous entendu, la vielle, de toute façon on fait ce qu'on veut
J'ai essayé de leur expliquer que je suis dans une période de ma vie un peu difficile et flippante à bien des égards et que j'ai besoin d'être rassurée ne serait ce que par un cadre agréable à la maison, mais comment pourraient ils le comprendre.
Et puis marre aussi de cette relation qui me fait plus souffrir qu'elle ne me fait du bien,. Je suis trop émotive en ce moment et je n'arrive plus à gérer les moments où il s'en va. La semaine dernière je me suis sentie comme amputée à vif d'un membre et la douleur a été si vive que j'ai presque décidé de tout arrêter. Les larmes m'ont submergée dès qu'il a eu passé le virage et j'ai du attendre de me calmer un peu pour me présenter devant les enfants à la maison. Mais là, quand je pense à lui, à chaque fois, je recraque. Je ne parviens pas plus à l'oublier car souvent il est dans mes rêves. Le lendemain je ne me sentais plus qu'amputée, le 3eme jour j'avais toujours une douleur diffuse mais moins vive. Mais je ne lui en veux pas, j'ai toujours su que ce serait ainsi. J'ignorais simplement qu'un jour le bonheur de le voir serait insuffisant à atténuer la douleur de chacun de ses départs. Là c'est mon dilemme. Je ne veux pas non plus le faire souffrir (même s'il a qq dans sa vie qui pourrait lui apporter toute tendresse en guise de consolation)....en fait je ne sais pas ce que ça lui ferait. Je sais que j'aurais à nouveau une immense douleur et je ne sais plus quoi faire ?
Je me sens complètement paumée, socialement (à quoi sert il de bosser si je ne peux pas en vivre décemment) affectivement (jusqu'où pourrai je tenir cet équilibre fragile), psychologiquement, pour ces deux derniers points et comment faire comprendre à mes criquets que je suis fatiguée, que je ne peux pas tout et que j'ai réellement besoin de leur aide parfois ?
voilà, ça me fait ça de prendre les sommifères. j'ai surement écrit n'importe quoi parce que ça me shoote pas mal et ça me brouille la vue aussi. mais je m'en fous
alors je ne sais pas ce que je donne en apparence, mais là le vernis craque : je ne veux plus bosser pour rien, je ne veux plus souffrir par amour, je ne veux plus accepter l'attitude désinvolte de mon fils, les remarques machistes de mon père, ma solitude au milieu de tous mes "milieux" où tout le monde espère que je règlerai toujours tout, toute seule comme je l'ai fait jusqu'à maintenant
basta, je n'en peux plus et pourtant je rentre de vacances ....enfin période de non activité professionnelle
je ne veux plus être seule, seule pour partir ou passer mes vacances (les dernières que j'ai eu, je l'avais accompagné mais je passais les journées entièrement seule puisque lui travaillait)/ Je ne veux plus, comme cette année me dire que je suis en vacances avec ou chez mes amis qui eux sont en couple : ma solitude quand ils allaient dormir me sautait à la gueule et je n'étais même pas chez moi. je ne veux plus de ça.
je ne veux plus vivre cette vie là
je ne veux plus....... et le bonheur alors, j'ai pu l'apercevoir ici ou là ? je veux ma part et je ne veux pas venir la chercher à coup de tronçonneuse
je veux de la chaleur, physique comme psychique, du respect, des relations saines sans conflits, une maison rangée et propre, décorée même chichement, mais où chacun se sentirait bien, je veux quelqu'un qui me veuille aussi, qui a besoin de moi, pour que je prenne soin de lui et qu'il prenne soin de moi. Je me sens vieillir et perdre mes forces. Je suis une femme et je veux de la douceur, de la beauté, du respect, de l'amour et du rêve
Est ce trop demander à la vie ?
et bien sinon, PLUTOT CREVER
car quel intérêt de tout le temps compter, dire non, ne pas pouvoir ceci, ne pas pouvoir cela, attendre et puis pleurer, construire ranger et retrouver tout cassé ? AUCUN INTERET NON VRAIMENT
ps : pardon si je n'ai pas répondu à vos commentaires sur le dernier post mais je suis incapable de communication. Ici, je tente seulement de mettre à plat ce qui me pèse, pour faire un tri peu etre,
un jour
Pour ton fils, et bien euh... je n'ai compris toutes ces choses que tu lui reproche que quand je suis partie de la maison pour vivre chez moi. Avant je n'avais pas conscience de tout les ennuis que je pouvais causer et du bazar que je faisais, enfin si mais je m'en fichais parce que j'avais l'impression que ça coulait de source et que c'était facile d'entretenir une maison tous les jours. Maintenant d'un côté je regrette d'avoir été si bordélique quand j'étais chez ma mère et de lui avoir donné du boulot, mais d'un autre côté il faut bien faire des erreurs pour avancer.
Tout ce que je peux dire c'est : accroche toi, parce que ça passera, j'en suis certaine, tout le monde a le droit au bonheur, détends toi et respire, et accroche toi :).
PS : Désolée si j'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas, je suis parfois maladroite :).