Certains deviennent vampires
Je suis devenue hyène
Ca c'est passé un soir, je ne sais plus quand.
Un soir où je me suis mise à penser différemment, un soir de pleine lune

"Il faudra quoi ?
Etre bon pour soi pour être bon aux autres,
Etre attentif, veiller au grain, s’inquiéter en permanence pour ne pas s’inquiéter d’un coup trop violent, voir, scruter, chercher, éviter, reconnaître, ce qui est bon, mauvais, dangereux, doux, réel, fictif, restreint, conséquence, cause, les deux, le tout…..
Qu’il est fatiguant d’être parfois !
Alors, s’en rajouter le paraître ? ah non ! ça suffit déjà. Démêler le vrai du faux, le sincère du calculé, le vernis de la profondeur, quelle épreuve la vie !
Mais il reste qu’il faut être, par soi –même, déjà, entier et fort, pour n’être pas en demande mais pouvoir au contraire répondre à celles des plus faibles. Etre, c’est rester fort, tomber, se relever, retomber, se relever encore, toujours, jusqu’à ce que les genoux restent collés au sol ou entrés déjà dans la terre. La terre que l’on chérit, qui nous nourrit, nous pourrit aussi.
Etre parmi les êtres, à s’entredévorer, plaisir de donner, de s’offrir de partager, sans violence, dans le besoin et le respect de chacun.
Les plus belles roses ont de belles épines, la vie est une belle rose.
Comprendre n’est peut-être pas toujours nécessaire quoi qu’on en pense.
Ça peut être utile sans doute, mais comprendre, totalement, suppose une aliénation d’un côté ou de l’autre, voire des deux. Admettre sans comprendre, reconnaître, connaître à sa façon, qui de l’âme, qui de l’intellect, qui du cœur, qui d’une sensibilité particulière, une couleur de peau, celle des yeux, le timbre d’une voix, un regard franc et droit un regard doux, un regard ou le toucher d’une paume de main de celui qui ne voit pas avec les yeux, une peau nue, sans artifices, qui raconte la vie.
Il faudra, oui il faudra encore tant et tant de choses, tant de doutes et de suppositions, tant d’élucubrations liées aux éléments, à la force du vent, à la couleur du ciel ou bien des sentiments.
Il faudrait oui sans doute…
Je n’ai plus la force. Entendre voir devoir décevoir.
Ce soir des gens ont ri, ont souri et j’ai ri et j’ai souri. Et son visage m’est apparu dans celui de ses enfants. Et sa voix m’est revenue tant elle était absente et personne n’a dit mot et j’ai rempli mon verre pour y chercher du courage et dire tout haut levons-le ce verre à sa mémoire. Mais le courage m’a manqué et je n’ai pas parlé. Je suis rentrée chez moi avec cette douleur, de voir qu’on peut partir et que tout continue et que la vie est belle.
« On est peu de chose » ai-je entendu . C’est faux, archi faux, superbement faux et hypocrite.
On n’est pas peu de chose, on est rien, seulement rien, avant comme après. Je n’étais rien avant, sans vouloir le croire pourtant. Visite de courtoisie, depuis plus de nouvelles, je n’étais donc rien et rien n’est modifié.
Il faudrait ? Non ! Il aurait fallu…
Il aurait phallus…ha ha ha. Ca se résume à ça. Le sentiments c’est du pipeau, souffler, poser les doigts pour empêcher les sons qui grincent et qui dérangent, comme on met son index devant sa bouche en signe de silence. Garder le paraitre, pour le bien-être de chacun.
Des animaux, sans plus, des animaux intéressés, à s’entre - dévorer, à se mordre les lèvres à pleines bouches, restes de cannibales qui jouent de la musique comme sifflent les oiseaux.
Trop tard, trop tard ce soir et pire sera demain."
Le bonheur est dans le " près" tout près et toi tu es si loin, toujours, encore..... A quoi ce "nous", s'il existe encore, à quoi ce nous tient-il encore ?

J'ai envie de hurler, et je hais mon cerveau qui est capable de te faire apparaitre dès que je m'endors et jamais quand je veille. Tu me manques
TANT