Quelle durée de vie encore à espérer ? Chacun se le demande, comme on se demande quel chemin à parcourir encore quand, à un carrefour, on pourrait se tromper encore, quand, une côte importante nous empêchant de voir plus loin on se demande ce qu'il y a au delà du sommet, quand, le brouillard devenant plus épais on craint de heurter un éventuel obstable....

Le mieux serait d'avancer sans jamais se poser de questions. Seulement voilà, difficile de ne pas le faire, difficile, voire inhumain de savourer béatement un présent, un environnement, une histoire sans se remémorer le chemin déjà parcouru, parfois semé d'embûches, sans craindre celui à venir car il faut bien continuer !

S'arrêter serait mourir sans doute et parfois cela me tente. Car j'ai envie de mourir heureuse contrairement aux souhaits  de Monsieur Balavoine qui je l'espère mourut heureux.

Et heureuse je le suis sans doute car si je perdais ma vie d'aujourd'hui c'est bien là que je l'apprécierai le plus.

Mais je sais ce regret qui me restera sans doute, tout petit dans un coin de la tête, un tout petit regret de rien du tout.

Depuis que je connais l'homme qui ne partage pas ma vie, car c'est à peine s'il l'effleure,  mais  depuis qu'il a envahi mon coeur, depuis le jour où je suis tombée tout en haut amoureuse, depuis qu'au même instant j'ai ressenti un manque, celui de faire un enfant, un enfant avec lui, cette idée a pris un nom et je le lui ai dit. J'avais émis le souhait aussi, pour mieux fantasmer "notre enfant", de voir quelques photos de lui enfant, de lui bébé mais que jamais il n'a réussi à emprunter dans l'album de sa maman sans que cela paraisse suspect.

Alors aujourd'hui encore, aujourd'hui pourtant , cette envie me taraude à l'aube d'une fin, à l'aube de la fin de mes hormones.

Dieu que cette période est perturbante, tout s'affole, tout s'emmêle et me malmène. Le sommeil m'oublie, la fatigue me harcèle et pourtant j'irradie de désirs, d'envies, de bonne volonté, sans parvenir pourtant à me suivre de l'intérieur. C'est comme si j'avais et le script et le décor mais les acteurs en grêve, ou le script, le décor et les acteur mais plus aucune pélicule ou plus d'électricité. Tout va bien et tout va mal. C'est terrible, terrible et le fait que j'ai abusé enfant de la poudre de lait bourrée d'hormones prévue pour les veaux, ne va pas arranger la chose  je le crains.

 

Je n'en peux plus et j'en veux encore. Je n'en veux plus et je pourrai peut être. Le paradoxe me taraude et m'enserre. Le paradoxe d'être femme mais je ne souhaiterai en rien ne pas en être une, ne plus en être une.

Alors mon Amour, si nous avions eu un enfant, si nous avions un enfant.........

j'aimerai un enfant de toi, je l'imagine ainsi

 

 

Nous pourrions l'avoir "cet enfant" mais cela me paraîtrait étrange quand même. (Reborn)

C'est pathétique penseront certains, certaines, mais donner corps à la souffrance et au désir, après tout pourquoi pas ? Il se serait appelé Victor

 

mais à nos âges c'est risqué , ce pourrait donner aussi Houpla au lieu de Victor ?

(

 

Alors quoi, combien de temps, combien de vie encore

Fais une pause m'a dit Méno

mais "méno" ça veut dire moins.............alors quoi ? dois-je continuer ? dois-je en faire moins ? ou bien dois-je faire  moins de pause et foncer sans réfléchir

 

A l'heure où j'écris ces lignes, à l'heure où je pense à toi, je suis en pause, je fais une pause, et je me pose tant de questions.

J'ai bien eu ton message hier soir mon Amour, mais je n'ai pas entendu ton appel. J'ai fait une pause, aussi, sur mes attentes d'un signe de toi...........