J'aimerai dire que tout va bien car il me semble que c'est le cas. J'ai eu et j'ai beaucoup de chance, comme souvent, comme toujours, des ami(e)s, des soutiens, des aides tant morales que matérielles,  bref, un truc de dingue.

En tout cas merci à toutes celles et ceux qui m'ont apporté leur soutien. Je sais que la vraie richesse est dans l'être humain, je n'en ai jamais douté d'ailleurs. Le système c'est autre chose. On est perpétuellement en danger, de dépendance, de chute, de perte, d'abondance, d'étouffement ou de vide.

Pour la semaine à venir, je suis parée et la paye va arriver et la routine va revenir où je devrais (je l'espère) me sentir heureuse d'avoir un travail qui me permette de payer mes factures, sans aucun luxe ou supplément c'est évident.

Toutefois je garde au fond de moi une petite crainte, un truc idiot, un pressentiment, mauvais.........J'ai peur d'avoir fait à nouveau des rêves prémonitoires....En fait je l'ai vérifié il y a deux jours mais peu importe, je sais que c'en était un. Et la nuit dernière mon rêve était que j'allais dans le jardin pour faire taire ma chienne qui a tendance à casser les oreilles avec ces aboiements. Là elle se met à aboyer encore plus fort et bizarrement en regardant vers le toit de la maison. Je regarde et sur le toit il y a un énorme chien, vraiment énorme, tout noir qui grogne, juché sur la partie la plus basse de la maison (il y a plusieurs niveaux de toitures)  et là ce chien saute sur ma chienne comme s'il voulait la bouffer....Alors je m'avance en faisant de grands gestes vers ma bibiche pour qu'elle rentre vite à la maison mais le molosse toujours menaçant se précipite sur moi crocs en avant, babines relevées. Sa gueule est au niveau de ma nuque au moment où je me suis réveillée en sursaut.

Quelque chose de pire va t'il encore arriver ?

De quoi a t'on voulu me prévenir ? Aurais-je du insister pour que la petite (la petite amie de mon fils) reste à la maison quand elle a décidé d'aller faire un tour avec une copine ?

A l'heure où j'écris elle n'est pas encore rentrée (mais en même temps mon fiston travaille jusqu'à au moins minuit) et puis je ne suis pas sa mère...?

J'ai eu ma fille au téléphone, tout allait bien, elle vient demain.

Ne devrais-je pas plutôt de réjouir de ce présent si agréable, de cette journée de calme et de repos, de ce bon repas, de ces belles éclaircies qu'il y a eu cet après midi ?

Ne devrais-je pas m'étonner encore des extrêmes qui jalonnent ma vie comme toujours et vous en raconter un peu ? Toucher la pauvreté de la paume de la main, se voire courber l'échine sous le poids de celle-ci, car le manque est toujours d'un poids inimaginable et paradoxalement avoir depuis hier à mes pieds des chaussures de luxe.....(que je ne me suis pas achetées évidemment)

Je connais beaucoup de personnes aisées....et parmi elles, une de mes amies vient d'ouvrir une boutique de vêtements d'assez haut de gamme (en fait je ne situe pas car je ne m'achète que rarement de vêtements et certainement pas dans ce type de boutique) ...bref cette amie m'avait demandé à plusieurs reprises déjà ma pointure ....mais je ne savais pas pourquoi. J'avais imaginé qu'elle connaissais quelqu'un qui donnait des chaussures. En fait non, les clientes de la boutique qu'elle a rachetée lui ont réclamé de fournir aussi (comme l'ancienne propriétaire du fonds) une certaine marque dont elle avait l'exclusivité sur le secteur :

" des Trippen " . Je ne connaissais pas et la mère de mon amie est venue prendre de mes nouvelles me sachant en difficulté avec deux jolis paquets, chaussures et vêtements ....

Voilà que fauchée un maximum, je savoure le confort de ce luxe car c'est vraiment le mot qui convient à ces chaussures : super top trop méga giga confortables...on est comme dans des chaussons... (perso, depuis que je suis adulte je n'ai jamais mis plus de 20 euros dans des chaussures....celles ci sont 10 fois plus chères)

Je devrais pourtant être habituée car aussi loin que mes souvenirs remontent, je n'ai jamais cessé d'évoluer au milieu des paradoxes. Ce n'en est qu'un petit exemple.

Bon, en fait, je parle, je parle (ou j'écris, c'est pareil) pour essayer de ne pas penser, de ne pas me questionner sur cette inquiétude qui persiste.

J'espère que très prochainement je pourrai venir vous raconter la petite histoire du baiser du dragon....si si, une histoire authentique qui m'est arrivée dernièrement et dont mes proches sont déjà informés.