Mon Amour me manque.

Je le sais dans la peine ou l'inquiétude et cela me navre de ne pouvoir prendre un
peu de sa peine.
Je l'aime et lui ai dit il y a peu, encore, comme une évidence qui m'étonne moi-même,
comme une fatalité à laquelle je ne peux rien, je l'aime avec le seul regret de ne pouvoir lui témoigner au fil des jours, je l'aime malgré mon désir farouche de n'être plus jamais attachée à l'utopie des sentiments, je l'aime malgré tout, malgré moi, malgré cette vie clandestine, malgré le manque et la douleur, malgré mes craintes qu'il m'oublie, malgré sa vie qui n'a nul besoin de moi.

Il est partout dans ma maison et dans mon coeur, partout où son souffle s'est posé, partout où sa main caressante et puissante a saisi un objet, partout où je l'imagine si souvent.

Il est dans mes pensées à mon premier réveil, qui s'élèvent dans l'air comme des bulles de parfum puis éclatent en étoiles sur lesquels je devine son visage.

Il est mon premier sourire à ma joie de le connaître, dans la première phrase que mentalement je prononce chaque jour : "bonjour mon Amour", dans mon premier réconfort de la matinée, chaud et agréable comme la première gorgée du café qui coule dans ma gorge.

il est, et c'est déjà tellement que ma joie s'en contente.