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smiley : regular_smile Son père

est enfin intervenu, non sans que le mien lui téléphone et le sermone car j'avais tellement appelé à l'aide.... Il a décidé de le prendre chez lui, qu'il lui montrerait, lui, comment il faut se comporter, qu'il était idnadmissible de traiter sa mère ainis. J'ai eu droit, lors de ce départ, à quelques insultes, comme d'entendre que j'étais fasciste ....ah, moi fasciste ..soit, et bien, va voir ailleurs si le monde est meilleur !

Le calme ne dura pas bien longtemps.?  Trois semaines, trois petites semaines et je recueillais les propos allarmant du papa, dépité, dépassé, dégouté........Il avait eu des comportements inadmissibles, encore, il fallait le faire soigner mais comment le convaincre d'aller consulter ? Je recueillais tous ces propose, impuissante à mon tour à apporter mon aide, trop faible encore et toujours, je compatissais, j'étais désolée mais révoltée aussi d'entendre :" il est perdu".

Il lui avait fourni un logement hors de chez lui, un genre de studio en travaux dans Bordeaux, avec des commerçants qui fourniraient un sandwich sur le compte du père par jour, un ami qui jéterait un oeil, tout un réseau de personnes pour dire si oui ou non il avait dormi, mangé.

Les semaines passaient avec parfois quelques inquiétudes si personne ne l'avait vu, s'il n'était pas venu dormir.

De mon côté je redécouvrais la solitude, au calme certe, mais cette immense solitude que je ne supporte pas, l'indifférence des voisins, la quiétude dans l'inquiétude. Mais la tranquillité avait donc ce prix.

J'entendais parler de ces frasques, il était parti, errait de ci de là. Parfois je l'appercevais derrière le portail où il venait me demander des gâteaux et des cigarettes, quelque chose à manger et mon inquiétude, ma douleur reprenait le dessus. Quoi qu'il arrive il est mon enfant et le voir ainsi, à pas d'heure, sans respect pour aucune convenance me révoltait et me blessait. Je n'avais pas toujours quelque chose à lui donner. Je refusais de lui donner de l'argent n'en ayant pas moi même. La leçon n'avait pas porté ses fruits mais je refusais de céder à cette pression, à me résoudre à le reprendre pour continuer à l'entretenir et à tout assumer.

Une association lui était venu en aide. Il s'était battu avec un ami de son père et refusait de rester dans le studio qu'il jugeait insalubre. L'association avait quelques nuités d'hotel payées par le conseil régional. Tout le monde commençait à s'inquiéter pour sa santé mentale. Il avait brisé la porte d'entrée de l'hotel à coups de pied. Sa soeur aussi m'appelait car il était venu la harceler pour des gâteaux et des cigarettes à des heures où les gens dorment. Là aussi il avait explosé la porte de son immeuble et s'était enfui. Elle avait eu très peur mais avait résisté à l'envie de lui porter secours depuis qu'elle avait commis cette erreur et qu'il avait failli la passer par la fenêtre après qu'elle lui ait crié dessus parce qu'il avait innondé sa salle de bain.

Ce comportement était inadmissible et sa toute puissance d'adolescant attardé terrorisait la famille et la société.

Un dimanche de septembre, dix mois après qu'il ait quitté le domicile, je trainais chez moi, en paréo, sortant de la douche quand j'ai entendu un grand fracas au dehors. IL venait d'exploser le portail, et est entré en vociférant dans la maison, un grand couteau dans la main qu'il avait saisi au passage dans la cuisine.

Là, me vouvoyant, il se présenta comme un agent de la CIA et m'accusa d'une série de crimes et délits dignes d'un film d'espionnage. J'ai du sourir un court instant tant c'était ridicule mais la menace du couteau et l'ordre hurlé de me mettre ventre à terre m'a terrorisée. J'ai cependant résisté en insistant sur le fait qu'il fallait que je m'habille puisque ce n'était pas le cas. Ma dernière heure était sans doute arrivée, je voulais au moins rester digne.

samedi 14 janvier à 21h40 par hyene | # | 6 commentaires

smiley : regular_smile la maison

ressemblait de plus en plus à un champ de bataille. la violence laissait des traces par ci, par là. Je rentrais du travail et, alors que je passais le balai, régulièrement, je trouvais des morceaux de verre brisé, ici ou là des morceaux de bois ou autre sans toujours pouvoir savoir de quel objet ils provenaient. Les remarques désagréables, le ton qui montait, la vie devenait infernales. Sans parler des menaces, de la toute puissance du jeune homme à qui, selon lui, tout était du.

Un jour j'ai eu envie de fabriquer un coffre en bois. J'avais récupéré des planches chez des amis, acheté des roulettes et imaginé que je serais capable de fabriquer un objet utile. Je m'étais installée devant la porte d'entrée au dehors et munie de ma perceuse, de ma scie sauteuse et de quelques vis, j'avais réussi, tant bien que mal à fabriquer quelque chose qui ressemblait à un petit cercueil. Pour le couvercle, j'avais décidé, avant toute chose d'utiliser une porte d'une ancienne armoire en préfabriqué. L'un des côtés moyennement réussi à cause d'une découpe elle même un peu hasardeuse, voilà que mon coffre n'est pas si mal en fin de compte. Reprendre la porte d'armoire avec ses charnière avait été une bonne idée et son aspect lisse et vernis donnait une apprence de "vrai" meuble à ma création. Seules les roulettes se sont avérées insuffisantes, trop petites, car en plus d'un coffre, je voulais aussi en faire une petite banquette sur laquelle j'aurai posé des coussins en cas de présence plus nombreuse qu'à l'accoutumée dans la maison. Dans cette attente, le meuble s'est avéré utile à réhausser mes plantes qui ainsi peuvent recevoir la lumière du jour et en même temps cacher l'intérieur du salon. 

 

Faute de moyens, j'ai souvent eu à imaginer et à bricoler un peu. C'est ainsi que m'est venu l'idée d'installer un dressing tout le long du grand couloir grâce à des étagères en bois bon marché et à des rideaux dont j'ai vissé les tringles dans le plafond en lambris. Fini les chambres encombrées par des armoires ou des commodes, fini les vêtements poussés au fond d'armoires branlantes et cassées, finis les éparpillement d'un meuble à l'autre faute de place dans un seul meuble. J'étais fiere de ma création. Il restait à un ami à dévier l'électricité des deux appliques d'orignie vers le centre du plafond du couloir, ce qui fut fait un peu plus tard.

Un jour que mon fils était absent, j'ai refait un partie de sa chambre. Sur un mur, me prenant pour V Damido, j'ai peint une silhouette de toit de mosquée  au dessous duquel j'ai accroché une petite étagère en bois à trois niveaux,. Je me suis rendu compte de mon amateurisme dans ma façon de bricoler. J'avais certainement posé trop près mes outils lors de la fabrication du coffre et abimé la gaine de la perçeuse avec la scie sauteuse sans m'en rendre compte. Au moment de percer les trous pour les y mettre des cheville, je me suis aperçu du danger d'un tel câble et me suis empressé de refaire une gaine avec du gros scotch.  Puisqu'il était intéressé par l'Islam et que peut être cette religion lui apporterait la morale et la droiture que je semblais être impuissante à lui inculquer;  j'ai mis sous cadres des textes du coran que j'avais imprimés. Je voyais là comme une alliée, cette foi que nous partagions même s'il ne s'agissait pas du même prophète.

Mais une nuit j'ai entendu des chocs épouvantables. Je n'ai pourtant pas bougé de ma chambre car ça n'a duré que de courtes secondes. Le lendemain, j'ai trouvé les étagères explosées et les cadres arrachés. Ca ne lui convenait donc pas, moi qui croyait lui avoir fait plaisir et ayant surtout voulu qu'il se sente bien.

Les jours se sont succédés ainsi, entre la conviction qu'il fallait résister, les coups de gueule, les appaisements, les cirs, les larmes, les acalmies, le travail, la fatigue, l'amour malgré tout, sans doute une grande incompréhension bien normale entre une mère et son fils adolescant......quoi qu'il arrive, il est mon fils, mais quel épuisement !

J'aimais bien regarder mes mails en rentrant du travail. Pourtant un soir, je constatais un problème sur l'ordinateur. Celui-ci ne trouvait pas la connexion avec l'écran. Les branchements étaient pourtant correctement faits. Que ce passait il encore ? je ne trouvais rien et mes connaissances en informatique étant quasi nulles, je laissais tomber un instant. Mais en revenant sur le sujet, je constatai que le câble d'alimentation de l'écran avait été pratiquement sectionné, la gaine étant coupée sur un grande partie, de quoi s'électrocuter à coup sûr. Là, ce ne pouvait être une mauvaise manipulation lors d'une séance de bricolage, ça me paraissait bien un acte délibéré. Je pétais les plombs pour de bon, une nouvelle fois, après avoir appelé au secours tout ce qui pouvait s'apparenter à un proche, j'appelait une énième fois son père pour qu'il le prenne chez lui. C'en était trop pour moi !

 

mardi 10 janvier à 01h43 par hyene | # | 6 commentaires

smiley : regular_smile mes amies

m'écoutent, me soutiennent, me conseillent, m'encouragent, mais le soir, dans ma maison, seule face à l'inconnu, à cet être que je ne reconnais plus, qui m'assaille, tourne, passe, repasse, me cherche, commence par un mot, deux, puis trois, s'éloigne, revient, au début calme, pour que je vienne à lui, pour que j'entre dans la conversation, cet être que j'aime et en face duquel je ne peux rester indifférente, silencieuse même et surtout lorsque je perçois qu'il se fourvoye, lorsque je crois pouvoir le toucher avec mes mots, je guider encore et encore, lui faire entendre  raison.....mais l'a t'il seulement encore sa raison ? Que dois je, que puis je considérer comme normal ? Je doute toujours de tout, je sais seulement que je ne peux pas arrêter mon jugement à mes propres valeurs car je n'ai pas son âge, ni sa vie, ni son expérience, je dois coûte que coûte essayer de comprendre, mais le monde dont il me parle m'est étranger et je souhaite qu'il le reste. La cité, la violence, la preuve par la force, le respect, l'économie parallèle, la police, le racisme, les jeunes femmes, le shit, le dégout de la société, les erreurs des gens comme moi, des adultes qui travaillent et ont des vies de merde en prétendant vouloir imposer ce même modèle aux jeunes comme lui et puis  son père, ses origines, le Coran, les erreurs de son père, ses fautes, mes fautes, nos fautes......le monde entier lui est hostile et il lui fait savoir............pourtant, je suis seule à recevoir pendant de longues heures les plaintes, l'hostilité, le jugement sans appel. Mes amies, son père, toutes et tous à un moment m'ont dit : "mets le dehors, il faut qu'il apprenne en se débrouillant par lui même, il a un métier, il faut qu'il retravaille, tu ne peux pas toujours tout assurer"......de son côté, lui m'informe qu'il ne travaillera pas, que je l'ai mis au monde, que je n'ai qu'à assumer cet acte, qu'il n'a rien demandé.................

dormir, il faut que je dorme un peu, je vais augmenter les somnifères, il m'en faut deux maintenant, mais leur effet tarde de plus en plus. Chaque soir j'attend le moment où je vais basculer dans une sorte de leger comas, quelques heures, entre trois et quatre heures où, si aucun bruit trop violent ne survient, je vais non pas recharger les batteries, c'est autre chose, quelques heures où le silence nettoiera la calamine, les horreurs, sur les quelques connexions neuronales essentielles à atteindre au mieux le lendemain

samedi 10 décembre à 18h32 par hyene | # | 15 commentaires

smiley : regular_smile je ne sais pas. Peut être faut il

commencer par le commencement ? Mais où dois-je considérer qu'il se situe ? Cela a t'il seulement la moindre importance ?

revenir en arrière n'est pas plus arrangeant. Toutes ces petites histoires qui constituent nos petites vies, incipides et pourtant aussi essentielles qu'une charpente de cathédrale.

Il était une fois ? Non, mille fois, l'espoir, la demande, l'exigence, le devoir, les efforts, l'éducation, les mots, les maux...il était trois cent millions de fois, et encore plus, ce lien de sang entre mon fils et moi, et autant de fois ces difficultés à lui faire comprendre qu'un minimum lui était demandé et que je n'étais plus en âge de supporter le maximum......la révolte, l'insolence, la violence, les blessures à l'âme, la sensibilité qui prenait le visage de son exact opposé, bref, le conflit permanent pendant tant et tant de semaines, de mois, à me dire que décidément, ma vie n'avait rien de banal tant elle a oscillé entre les extrêmes, jusqu'à l'extrême crise d'adolescence de cet être, du moins le croyais-je.

Entre diverses crises, entre mon épuisement et le réceptacle qu'il trouvait en moi pour déverser sa haine, mon travail, ma tentative de redonner un sens à ma vie à travers la reprise d'études via le cnam, mes tentatives de travail dit "intellectuel" après mon travail "alimentaire" de la journée, son harcellement verbal, sa recherche d'identité, l'éducation permanente dans les textes, la formation d'adultes, l'expérience de Milgram, sa découverte du Coran, les textes de Bandera, la sourate du chien et de l'araignée, le téléphone toute la journée, internet, la télévision, le chien, encore des sourates, construire une séquence pédagogique, travail de groupe, travail individuel, un mini mémoire à préparer, encore des textes et des textes à lire, mes erreurs disait-il, je suis une mauvaise mère, je n'aurais pas du l'envoyer dans ce foyer, c'est de ma faute, tout est de ma faute.......

rentrer à ma coupure, me reposer pour pouvoir travailler, peut etre, le soir, tous les jours cette coupure parce que je n'ai pas pu racheter le service, parce que quoi qu'il arrive je suis seule et que seule je ne pouvais pas prendre ce risque, me reposer non, pas possible encore et toujours le déversement frénésique de milliers non de dizaines de mots répétés, répétés encore, en français, en arabe mais je ne comprends pas, je n'en peux plus, je suis épuisée, il faut qu'on se sépare, il faut qu'il vive loin de moi puisqu'il m'en veut autant, il faut qu'il me laisse dormir un peu, il faut qu'il arrete de taper dans les murs la nuit quand il s'énerve tout seul, il faut qu'on arrete tout ce cirque............j'ai besoin de repos, de calme, je vais craquer, je vais mourir, ou bien lui, l'un de nous va mourir si rien n'est fait

allo, viens, viens m'aider, il est ton fils aussi, je n'en peux plus .....

allo c'est encore moi, il continue à me harceler avec toutes ses paroles, à m'agresser psychologiquement avec tout ce qu'il casse, c'est moi que ça casse, j'ai déjà tant de mal à assumer, à assurer un minimum, je ne peux pas remplacer tout ce qu'il détruit, allo, aide moi, aidez moi, je n'en peux plus !  (2009/2010)

jeudi 08 décembre à 23h34 par hyene | # | 9 commentaires

smiley : regular_smile tant de choses

il s'est passé tant de choses, ces trois dernières années, tant de douleurs, de celles que je n'aurais jamais pu imaginer, de celle qu'on trouve dans les livres, où les histoires sordides s'accrochent au papier pour nous faire effleurer des potentialités que finalement on est heureux de ne trouver que là.

et puis les mots, les drames, une nuit, s'échappent des livres et courent silencieusement le long des murs de nos maisons, tels des êtres infames, se cachent dans la pénombre et attendent, tapis dans les recoins de nos mémoires, sur le sol, sous les meubles, à chaque appui sur un interrupteur, chaque sommeil confiant et silencieux, pour se rejoindre en groupe, reprendre le mots, les croiser, les opposer, les agencer, les diriger tels des soldats, pour ainsi créer la seule histoire vraie née de quelques pages trop lues ou trop oubliées. D'autres histoires qui reviennent et qui, pour se justifier d'envahir vos vies, de faire de vous les personnages agressés, perdus, délirants, déviants, des scénari épouvantables échaffaudés par je ne sais quell esprit tordu qui se nomme le destin, même et surtour lors'qu'il est négarif

samedi 03 décembre à 01h54 par hyene | # | 5 commentaires

smiley : regular_smile ?

n'y a plus que des pubs ici ?

dimanche 19 juin à 00h23 par hyene | # | 6 commentaires

smiley : lightbulb C'est quoi l'Amour ?

Rencontrer l'Amour, ce n'est pas si courant. Mais quand on le rencontre, c'est quelque chose qui emplit nos secondes, nos heures et nos journées. On en prend conscience, on le ressent plus qu'on parvient à le décrire. C'est d'ailleurs à ce stade que le doute s'insinue. Car comment être certain que c'est l'Amour quand on n'en a pas une définition présise en tête. Ce n'est pas la pensée pour une personne en particulier qui peut le justifier : on pense à différentes personnes tout au long de chaque journée et pourtant on ne les aimes pas toutes.

Alors l'Amour, que est -il ?  Un phantasme ? Un phantasme de quelque ordre que ce soit n'est qu'un phantasme, et ne peut donc être l'amour. Est-ce l'amitié érotisée ?  cela peut il suffir à croire que c'est l'Amour ?

Non, je ne crois pas

 

Je crois que l'Amour c'est un mélange harmonieux d'Amitié, de respect, d'admiration, de désir.

ce qui m'amène à me demander : c'est quoi la chance ?

la même chose qu'ue ligne au dessus fois 2

mardi 03 novembre à 00h51 par hyene | # | 3 commentaires
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